A PROPOS DE LA VANDOISE

  ELLE EST INSCRITE AU PATRMOINE MONDIAL

 DES ESPECES PROTEGEES IL EST INTERDIT DE S EN SERVIR COMME APPAT

            Comment distinguer

     un chevesne d'une vandoise?

 

Il y a des poissons qu'il est parfois difficile de distinguer. Leur couleur, leur morphologie est si proche que lorsqu'on a pas l'habitude, on est les confond aisément. La confusion est encore plus fréquente lorsque ces poissons colonisent plus ou moins les mêmes types de milieu. Le chevesne et la vandoise sont deux cyprinidés très semblables.

 

Avec l'habitude, on les distingue assez aisément mais en première approche, il n'est pas toujours évident de savoir qui est qui? Ceci est d'autant plus vrai sur les petits sujets.

 

Si le chevesne est globalement plus abondant et très fortement représenté à l'échelle des écosystèmes aquatiques français (rivières, lacs, étang, canaux), la vandoise reste un poisson courant que tout pêcheur peut aussi être amené à rencontrer.

 

Le chevesne (ou chevaine) « on dit cabot chez nous » est une espèce robuste et assez résistante à la pollution des eaux et à la destruction des habitats. Ce poisson s'accommode de beaucoup de situations.

Ce poisson n'est que très peu apprécié de la grande majorité des pêcheurs de truite car il a tendance à s'implanter sur les rivières de 1ère catégorie. Il ne s'installe pas simplement sur ces milieux pour venir se délecter de truitelles comme on l'entend fréquemment. Il remonte de plus en plus haut sur les bassins et sur la zone à truite tout simplement lorsque la température des eaux augmente (et elle augmente sur de nombreuses rivières) et lorsque les rivières ont une tendance à l'eutrophisation (excès de nutriment et matière organique) ; pollution qui génère un enrichissement du milieu tout particulièrement apprécié des chevesnes.

 

On peut distinguer deux espèces de chevesne sur le territoire français : Le chevesne (Leuciscus Cephalus L. 1758) et le chevesne catalan (Squalius laietanus) cantonné à une toute petite région de la France (depuis l'Agly, fleuve Côtier des Pyrénées Orientales et de l'Aude jusqu'à l'Ebre).

 

La vandoise « la siege blanche chez nous »est considérée comme une espèce sensible aux aménagements et à la pollution. Elle vit classiquement dans les eaux vives et fraiches, mais selon l'oxygénation, on peut la rencontrer dans de l'eau calme. C'est une espèce "protégée". Elle est inscrite dans l'arrêté ministériel du 8/12/1988 fixant la liste des espèces de poissons protégés. A ce titre elle peut bénéficier de mesures de protections prises dans le cadre d'un arrêté de protection de biotope. On peut distinguer deux espèces de vandoises sur le territoire français : la vandoise commune (Leuciscus leuciscus L. 1758) sur le bassin Méditérannée et Manche et la vandoise rostrée (Leuciscus burdigalenis) sur le bassin Atlantique. Toutes deux sont inscrites sur la liste rouge mondiale des espèces menacées IUCN avec le statut "préoccupation mineure".

 

 

Le chevesne et la vandoise peuvent être distingués au niveau de leur tête. Le chevesne a une tête plus large et la bouche placée dans l'axe du poisson ou légèrement vers le haut (position terminale à super).

Chez la vandoise, la tête est plus fine et la bouche en position légèrement à franchement infère (vers le bas).

A niveau de la nageoire dorsale le nombre de rayons diffère. Chez le chevesne on en compte 8 ou plus alors que chez la vandoise on dénombre en général 7 rayons ramifiés.

 

Mais pour distinguer à coup sur, un chevesne d'une vandoise, il existe un moyen efficace et assez simple. Il suffit de regarder les bords de la nageoire anale. Si le bord est de forme convexe, il s'agit d'un chevesne. Si le bord est de forme concave, il s'agit d'une vandoise

 

vandoise_chevesne_distinction